Anna CLOET,

née en 1986,

Laotienne,

Professeur

Je suis la cinquième fille d’une famille de 7 enfants. Mon père étant pasteur, j’ai grandi dans le milieu chrétien : chaque dimanche, nous allions au culte dans une communauté asiatique à Bourges, je participais au club des enfants le mercredi après-midi ; et chaque été, nous allions en camp de familles pour rencontrer d’autres familles chrétiennes. Déjà à l’époque, j’étais convaincue de l’existence de Dieu, qui avait tout créé, et je savais que son Fils Jésus était l’homme le plus parfait au monde.

 

Ma vie spirituelle aurait pu s’arrêter là, mais ce ne fut pas le cas pour moi.

 

Lors d’un camp de jeunes, je pris conscience d’une réalité jusqu’alors ignorée, peut être volontairement : je me vis pécheresse, pleine de défauts, et habituée à faire des choses que réprouve Dieu. Face à moi, il y avait ce Jésus que je connaissais depuis mon enfance, un homme sans aucun péché, et qui a payé pour les fautes que je commettais. Il en est mort sur la croix.

 

Ce soir-là, j’ai compris qui est Jésus-Christ, et j’ai su que je ne pouvais continuer à vivre sans avoir confessé tous mes torts devant Dieu. Ce même soir, J’ai fait la chose la plus belle de toute ma vie : j’ai accepté mon état de pécheresse, et en ce sens j’ai accepté le fait que Jésus ait pris ma place sur la croix, qu’il soit mort pour que je puisse vivre et de nouveau avoir une relation personnelle avec Dieu. J’ai, ce qu’on appelle dans le langage chrétien, donné mon cœur à Jésus. Désormais, chaque décision que je prendrais serait celle que Jésus déciderait. J’avais 15 ans.

 

De retour chez moi, j’ai décidé de m’occuper du club des enfants et de participer activement au groupe de jeunes de notre église. Je lisais la Bible avec attention, mais je ne pensais pas que le baptême était une nécessité : après tout, j’avais donné mon cœur à Jésus, j’étais chrétienne !

 

Un an plus tard, toujours à un camp de jeunes, l’orateur nous a dit une chose qui m’a bouleversée : s’appuyant sur un passage biblique, en Actes 8.36 (il s’agit de l’histoire de Philippe et de l’Ethiopien qui se fait baptiser dans un peu d’eau), il nous dit que si quelqu’un se dit chrétien, et qu’il a donné sa vie pour Dieu, il doit faire ce que Dieu lui demande. Il voulait dire par là que toute personne qui se convertit doit se faire baptiser, afin de montrer publiquement, devant Dieu et les hommes, qu’elle s’engage et donne sa vie au Seigneur.

 

Je me suis donc fait baptiser en juin 2003. J’avais attendu 2 ans pour faire ce pas.

 

Un an plus tard, j’ai eu mon bac, et je suis partie de la maison, de Bourges, afin de faire mes études à Lyon. Comme il est facile de faire ce qu’on veut à cet âge de la vie ! Tout ce que je ne pouvais pas faire à Bourges me devenait accessible... Mais, je gardais en tête l’engagement que j’avais pris à l’âge de 15 ans : faire ce que Jésus ferait à ma place.

 

A Lyon, je connaissais des amis de longue date, qui venaient aux camps avec nous lorsque nous étions plus jeunes. Je suis allée dans la même église qu’eux, et c’est ainsi que j’ai pu en apprendre davantage sur Dieu, Jésus et le Saint-Esprit. J’ai également eu l’occasion de voir comment d’autres églises vivaient leur culte, et c’était très enrichissant.

 

C’est pendant mes études que Dieu a commencé à me former, à me tester.

 

A l’université, j’étais confrontée à plusieurs influences : une de mes amies était proche des Témoins de Jéhovah, d’autres me prenaient pour une sainte car je n’allais jamais en boîte et ne faisais jamais la fête. Il était très rare de rencontrer des jeunes chrétiens. Mais, à force de persévérance et de régularité dans ma relation avec Dieu, j’ai tenu bon, et m’en suis sortie indemne.

 

Durant mes études, J’ai aussi appris à faire confiance à Dieu concernant les finances, et à croire en sa fidélité dans les moindres détails.

 

Pendant cette période également, j’ai senti qu’il fallait que je passe le BAFA, afin de servir lors de camps de jeunes. Et, c’est aussi là que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari !

 

Dans le cadre de mes études, j’ai décidé de passer un an à l’étranger. A l’époque, j’étais déjà en couple avec David (mon mari) et je me demandais vraiment si cela serait possible de continuer notre relation malgré la distance. Mais Dieu nous a tous les deux gardés, et nous a permis de nous retrouver à la fin de cette année passée à l’étranger.

 

Même si les plus grandes décisions dans ma relation avec Dieu furent prises lors de camps de jeunes, il n’en est pas de même dans ma vie de tous les jours. Ce n’est pas à un camp de jeunes que j’ai décidé que j’étudierais l’anglais, et que je l’enseignerais plus tard. Ce n’est pas à un camp de jeunes que j’ai décidé de me marier avec un chrétien.

 

Ce que je veux dire, c’est que, en tant que chrétienne, je prends mes décisions avec Dieu, et cela chaque jour de ma vie. La relation qu’on a avec Dieu, notre Créateur ne devrait pas se limiter à un camp de jeunes ni au culte du dimanche. Dieu veut que l’on soit avec Lui, tout le temps.

 

Aujourd’hui, je suis mariée, j’exerce un travail qui me plaît, et je fais partie d’une église à Bourges. Mon souhait est que chaque personne qui donne sa vie à Dieu en croyant en son Fils Jésus-Christ fasse sa volonté, dans tous les domaines de sa vie. A présent, Dieu m’appelle à être responsable d’une association de jeunesse, afin de montrer auprès des jeunes qui Il est. Il m’appelle également à faire partie d’une église, et à vivre une vraie relation avec Lui. Peut-être un jour m’appellera-t-il ailleurs ?

 

Je prie que chaque personne lisant mon témoignage puisse prendre du temps et réfléchir sur sa propre situation avec Dieu : où en êtes-vous dans votre parcours spirituel ?