Sangweon HAN

né 1968

en Corée du Sud

Pasteur

J'ai insulté Dieu sans le connaître...

 

En 1968, je suis né dans une petite ville en Corée du Sud. Mes parents étaient bouddhistes selon la tradition et ils étaient non pratiquants. Et à l’école, j’ai appris que Jésus est fondateur de sa religion comme Mahomet et Bouddha le sont pour leur religion. Au tour de moi, à ma connaissance, il n’y avait personne qui m’en a parlé de Jésus. C’est pour cela que je me disais souvent : « Si je devrais choisir une religion, je serai bouddhiste de mon pays natal, non chrétien du pays occidental. »

 

A la fin de mon service militaire, mon père souffrait énormément du cancer du poumon. Alors, mon père et ma mère ont invité plusieurs fois quelques chrétiens du village pour prier Jésus en faveur de la guérison. Je me suis senti trahi par mes parents qui ont abandonné leur religion bouddhiste à cause de la mort que personne ne peut éviter. Et moi, qui considérais la prière comme un acte stupide et préhistorique, je n’ai pas prié le Dieu des chrétiens pour mon père. Au bout de quelques mois, mon père était décédé comme son médecin l’avait prévu.

 

A l’université, en tant qu’étudiant en architecture, j’ai eu l’occasion d’analyser des espaces religieuses. Après avoir examiné plusieurs temples bouddhistes et églises chrétiennes, j’ai dit que toutes les religions sont une malgré que chaque religion ait sa propre expression qui est différente de celle des autres religions.

 

A ce moment-là, j’ai rencontré une fille. Elle s’appelle Sun. Elle m’a amené plusieurs fois à l’église. Et elle m’a dit : « Si tu veux m’épouser, il faut que tu sois chrétien ! » Alors, je lui ai répondu : « Non ! Je ne serai pas chrétien seulement à cause d’une fille ! » Mais quand-même j’ai commencé à aller à l’église pour deux raisons. C’était pour plaire à ma mère. Car elle voulait remercier l’église qui était toujours présentes à côté de ma mère lors de la mort de son mari. Et c’était aussi pour plaire à mes futurs beaux-parents chrétiens, anciens de l’église.

 

Mais, je ne croyais toujours pas en Jésus. Car pour moi, ce dernier n’était qu’un homme mort et non Dieu. Pourtant, deux ans après, je me suis baptisé selon la demande de ma mère et du pasteur. Avec le certificat du baptême, je suis allé demander le mariage aux parents de Sun. Mais, cela n’a pas bien marché. Je ne pouvais pas du tout répondre aux questions de parents de Sun. Car je ne comprenais pas leurs questions spirituelles liées à la relation avec Jésus Ressuscité et vivant. Enfin Sun, fatiguée de la situation souffrante, a décidé de me quitter. Et elle est partie pour la France.

 

Pendant qu’elle était restaurée spirituellement dans la relation profonde avec le Seigneur en France, moi, j’ai essayé de me consoler dans le travail dur et dans le plaisir du monde. Mais je me sentais vraiment vide.

 

Alors tout à coup, un an après, Sun est retourné en Corée avec la réponse de Dieu à propos de notre avenir. Enfin, nous nous sommes mariés. Nous sommes partis pour la France avec un grand espoir. C’était en novembre de 1998.

 

Mais, notre vie conjugale était épouvantable. Sun a voulu vivre spirituellement dans la foi chrétienne. Par contre, moi, je ne voulais pas du tout perdre mon temps à l’église avec les chrétiens. Car à mes yeux, ils se sont enfermés dans leur conviction religieuse qui me paraissait vaine et ils ont déjà perdu leur désir pour le succès. C’est pour cela que chaque jour, Sun et moi, nous étions en dispute. Au bout de quelques semaines, j’ai vraiment ressenti le besoin de m’éloigner de mon épouse, Sun.

 

Alors, je suis parti à Francfort pour avoir un peu d’air et pour prendre des photos des bâtiments très connus dans le domaine de l’architecture. Le voyage m’était possible grâce aux coréens chrétiens qui ont voulu se rendre à Francfort pour participer à un culte. Là-bas, je suis allé aussi à l’église avec eux par l’obligation.

 

Or, très bizarrement, dès que je me suis installé à la salle du culte, mon cœur s’ouvrait vers la parole du prédicateur. Sa parole a pénétré mon cœur et elle a exactement révélé mon attitude pécheresse vis-à-vis de Dieu. Il a dit dans sa prédication : « Tu insulte Dieu sans le connaître. » Je ne pouvais pas m’arrêter de me repentir devant le Seigneur. Je ne savais pas que j’avais des péchés si nombreux. J’ai confessé mes péchés devant le Seigneur. Et je me sentais vraiment libre et joyeux. En même temps, j’avais peur de répondre « oui » à l’appel du Seigneur à son service. Car je connaissais que j’étais mauvais. C’était en décembre de 1998.

 

Au retour de Francfort, Sun et moi, nous nous sommes réconciliés dans la joie. J’ai commencé à lire la Bible. C’était avant tout pour vérifier ce qui s’est passé dans mon cœur par rapport à la Parole que j’avais entendu à Francfort. Plus je lisais la Parole, plus j’ai reconnu que Jésus est Ressuscité et Sauveur. Pourtant, je n’étais pas encore prêt à étudier la théologie pour le ministère à plein temps.

 

Deux ans après de la nouvelle naissance d’Esprit, j’ai entendu de nouveau l’appel du Seigneur dans un bus lors que j’ai lu Ps 37.5 : « Remets ton sort à l’Eternel, confie-toi en lui, et c’est lui qui agira. ». J’éprouvais une grande paix et une joie profonde. Et je me suis inscrit à l’institut biblique de Nogent.

 

J’avais une grande difficulté pour étudier la théologie en français. Mais la joie jaillissant de la Parole de Dieu était plus grande que toutes les difficultés, linguistiques, financière, morales et familiales. Et chaque fois que je me sentais coincé, notre Seigneur m’a montré le chemin qu’il avait déjà préparé pour moi. Enfin, à la fin de mes études, Dieu m’a permis de le remercier avec une parole de l’apôtre Paul, Ph 1.6 : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ-Jésus. »

 

Puis notre Seigneur m’a montré des aspects spirituels de la France par plusieurs églises différentes de dénominations où j’ai servi : presbytérienne, réformée, assemblée de Dieu, apostolique, juif messianique, mennonite et baptiste. Au travers de ces plusieurs églises, j’ai bien compris que notre Seigneur est tellement grand que l’homme ne peut le connaître seulement par une seule façon. C’est pour cela qu’aujourd’hui encore, je demande sans cesse au Seigneur de me permettre de grandir dans la foi et dans la connaissance afin que je sois plus ressemble à Lui.